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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:41

deux  hélia trois  Le 10 mars 2013, Hélia tout à son premier jour de rentrée scolaire allemande:

  un hélia

Le cornet allemand du premier jour d'école: tradition oblige.

 

Nous rentrons en France en ramenant la neige avec nous.

 

Hélia connaîtra le bonheur de déblayer la neige de campagne, en mars en plus... beau souvenir .

 

Le souci, quand tu laisses partir ton enfant, c'est le regard des autres parents:

 

                             "tu es irresponsable"

                             "tu n'aimes pas vraiment ton enfant"

                             "Tu es trop dure, il va s'ennuyer"

                       "Tu ne rends pas compte de l'épreuve que ton enfant va endurer"

 

C'est hallucinant, la façon dont est jugée une situation extérieure à leur monde par les autres.

Je ne sais pas quoi répondre, parce que "oui" ma fille me manque terriblement,

mais c'est un cadeau hors du commun, une chance que l'on n'a pas à chaque coin de rue; c'est pour elle un atout qu'elle va pouvoir perdurer dans le temps.

 

Oui, je m'inquiète car ce n'est pas moi qui m'occupe de ma fille,

oui la vie est différente,

oui l'alimentation est aussi différente mais quelle richesse engrange ma fille,

 quelle force va s'emmaner d'elle, aller au devant des différences n'est-il pas le meilleur moyen de ne jamais devenir xénophobe?

 

Bien entendu, Hélia est loin de son monde, évidemment nous lui manquons, je n'en doute pas, et pourtant cette joie de vivre qui s'entend au son de la voix, avec bonheur elle nous raconte ce qu'elle vit.

Je suis envieuse de cette expérience qui va en elle débloquer la facilité d'apprendre une autre langue, qui va faire perdurer en elle la facilité d'adaptation qu'a un enfant.

 

Oui, ma fille est partie pour six mois mais quels six mois!!!

 

Ces personnes qui te jugent irresponsable de laisser partir ton enfant n'ont pas toujours le cran de se dire que c'est juste eux mêmes comme parents qui ont une façon de s'imaginer leur propre séparation et qui le transcrivent sur leurs enfants.

 

En fait, chacun sa façon d'être et d'élever ses enfants, je ne juge pas mais pourquoi dois-je subir les sarcasmes des autres parce que notre famille vit une expérience hors du commun?

Des fois, c'est lourd car j'aimerais un peu de compassion car c'est difficile d'être loin de son enfant et puis cela génère de la tristesse, je lutte pour ne pas me laisser aller, je trouve que l'on devrait plutôt nous féliciter de penser d'abord au bien-être de notre enfant plutôt qu'à notre petit moi intérieur et nos frayeurs inconscientes.

 

    Laissez nous vivre la différence, les différences...

                                                C'est extraordinaire ce que l'étranger, la vie étrangère peut générer comme frayeur parce qu'elle est inconnue.

                                          ça m'agaçe!!!

                                      Vive les différences!!

 c'est parti pour l'école

                                          mamève

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 09:55
Je voulais écrire ça un soir et puis j'ai laissé passer le temps. Ce matin je voulais écrire et je ne trouvais pas les mots alors en regardant dans les brouillons, j'ai posté ça à la place.
Hélia + Freunde, Inliner, 22.03.13 7 
 
"Je décompte les jours qui me séparent du départ d'Hélia pour 25 semaines, six mois...
Est-ce que je vais tenir le coup?
Bin, en fait, je n'ai pas le choix et je pense au bonheur de ma fille et à tout ce que cela va lui apporter.
Une ouverture d'esprit sur le monde hors du commun,
une facilité dans l'approche de l'apprentissage des langues étrangères,
une indépendance d'esprit et de caractère hors norme pour une enfant de cet âge; lorsque je vois avec quelle facilité Isa a appréhendé le français.
Je me dis que ça va être pareil, avec plus de facilité pour Steffi la maman d'Isa car Hélia est autonome, ce qui n'était pas le cas d'Isa du tout.
Et découvrir un autre monde, d'autres valeurs, une éducation autre.
Tout ça fait la puissance de cet échange et de ce qu'elles en retiront.
Nous avons eu beaucoup de chances, Isa est tout ce qu'il y a de plus gentil même si son handicap la rend plus dépendante des adultes.
Je regarde ce petit bout et je me dis que c'est une bonne chose, ici elle aura grandi et appris l'indépendance; en plus de la langue."
 
Et voilà, on y est à ces jours qui me séparent d'Hélia où je décompte les heures.
Longwen est différent, c'est un solitaire comme son père.
Il ne parle pas beaucoup et ces conversations pour refaire le monde c'est avec Hélia que j'en ai sans cesse.
le pire, c'est le mercredi où je percute le réel vide , c'est qu'elle prend de la place!
 
                  mamève. 
.
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:29

Thémis et ève octobre 2002Mercredi, tôt:

 pas très bien dans mes chaussettes,

je reprends vite mes habitudes de lève-tôt

voire très tôt...

 

L'absence,

c'est idiot mais ces petites habitudes de voir

 son chat à cet endroit ou à un autre

 me manque.

Le petit câlin du matin, les petites promenades côte à côte des retours d'école,

le frottement entre mes jambes avec des ronronnements dans la cuisine.

 

Plus rien.

 

Si rapide, si brutal que je ne me remets pas.

 

Thémis,

 mon chat d'attaque,

 toujours prête à grogner et à sauter sur tout ce qui m'approchait,

 est morte ce lundi à 16h00.

.

Je l'ai accompagnée chez le vétérinaire

pour ne ressortir qu'à 17h30 sans elle,

 plus jamais.

 

Une grosseur sur la mamelle que je n'avais même pas sentie,

 depuis dimanche une inquiétante perte d'appétit

et un râle de quelqu'un qui a du mal à trouver sa respiration.

     

En fait une tumeur, généralisée attaquant les poumons,

un chat qui depuis la veille commençait à souffrir.

 

Le vétérinaire l'a emportée,

l'a préparée avec son petit cathéter,

 puis je suis arrivée.

 

J'ai pris Thémis dans mes bras,

c'est idiot mais

 je lui ai parlée en lui demandant "pardon" de ne pas avoir vu.

C'est bête car ça n'aurait pas changé grand chose.

 

Mais Thémis,

 c'était mon bébé,

 mon dérivatif de la perte des enfants après mon accident.

 

   Mon cadeau de mariage

 que Jacques m'avait fait il y a dix ans;

ce petit chaton emprisonné dans une cage à la SPA pour la protéger des autres

qui la battaient car elle était toute petite, chétive

et qu'elle avait été jetée là

parce que de la portée dont elle était issue,

on ne voulait pas d'elle.

 

Toute petite,

toute terrorisée,

elle a passé deux jours sous le canapé.

 Petit à petit, le calme de l'appartement sans enfants,

j'étais là encore chancelante de ma réadaptation à la vie.

 

De ma sortie du monde des finis; après 9  mois d'hospitalisation,

il y eût Thémis

un havre de paix et de douceur dans ce monde de barbares. 

 

Thémis était là,

 et nous avons construit une intimité chat-humain hors norme.

Mes déceptions avec la justice,

les vérités et les mensonges,

une Lola effrayante de négation et de rejet.

 

Une Thémis

 toute douce, toute petite, toute calîne

qui m'a tant aidée à me résoudre à l'injustice de la justice.

 

 "à la justice ne croit pas trop" Stephan Eicher, dernier album.

 

Et voilà,

elle avait tout traversé avec nous;

 mes heures de désespoir, mes sentiments d'amour, ma complicité avec Jacques.

 

Ma grossesse couchée, à partir de 24 semaines pour garder Hélia.

 

Cette période où en cloque, épuisée

je n'ai pas supporté ses chaleurs et ses miaulements...

    Du coup elle s'est installée sous mon lit après avoir mis bas

 (avec moi à ses côtés car elle voulait mes mains sur sa tête et ma voix pour la rassurer)de deux petits    

(UVA-UVB) 

que nous avons gardé avec nous.

 

Et nous avons partagéThémis UVA UVB novembre 2003 nos gestations, nos petits.

Enfin!!! moi une seule...

 mais quand Hélia pleurait,

j'avais vite intérêt à y aller

car elle me faisait la misère

 si je ne répondais pas au besoin de mon petit de suite!

 

Trop marrant, quand j'y repense.

 

Voilà, un deuil c'est ça, réussir à sourire en se souvenant de bons moments.

 

Mais mon chat a laissé un grand vide dans la maison,

même s'il reste sa fille Uva.

ça n'est plus ça, car pour moi Thémis était mon bébé,

 mon chat d'attaque toujours prête à me protéger

coeur et griffes sorties.

Le chien des voisins s'en souvient encore!

 

Voilà,

Thémis une belle apparition dans ma vie,

 et grand désarroi face à sa disparition.

 

                                                                                          Mamève

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:04

Le petit train-train quotidien va s'installer, du lever au départ vers l'école; chacun apporte sa touche pour que tourne le rythme à bonne cadence. 

Je suis très ponctuelle et je crois que j'ai passé ce vice à mes enfants, qui en fait n'est pas du tout un défaut.

C'est même une qualité. Hélia et Isa se lèvent à 7h30, se débarbouillent, descendent déjeuner pendant que je lève Longwen qui peut être de bonne humeur ou de mauvaise selon sa nuit mouvementée (cauchemar d'où réveil intempestif) ou pas.

 

Disons qu'en ce moment, c'est plutôt calme.devoirs

 

Et ça m'arrange bien, car moi aussi, il faut que je prenne le rythme!

 

A 11h25, je récupère tout ce petit monde pour manger et une pause pour jouer; très attachée aux règles d'hygiène primaire: lavage de mains, pipi, relavage des mains... ô là, mon petit coeur allemand a du mal à comprendre ce fait de devoir se laver les mains avant et après.

Et jusqu'à 13h15, ils peuvent jouer tranquilles d'ailleurs Longwen aime beaucoup participer aux jeux de bébé-poupée. Moins aux barbies, c'est déjà un "mec"...

 

Isa ne traîne jamais les pieds pour retourner à l'école où elle a très bien été admise et intégrée; elle s'est faite de nouvelles copines qui hier lui ont appris à chanter "frère Jacques".tout le monde aux devoirs

 

Le retour est plus épique, les trois sont fatigués et traînent, sauf peut-être Hélia qui joue correctement son rôle d'exemple. Sur ce, c'est une petite fille surprenante de sagesse et d'attention aux autres.1ère sortie après l'école

 

Après le goûter, Isa et longwen jouent tandis qu'hélia apprend ses leçons; et quand nous passons aux exercices; nous appelons Isa qui a les mêmes. Là, je vois bien à son minois que ça n'est pas pour lui plaire mais elle se plie aux règles sans rechigner, juste un air boudin qui ne dure pas car nous rigolons en faisant les devoirs.

Jacques ne tarde pas à arriver, puisqu'il a organisé son travail (tôt le matin au boulot) pour être ici tous les soirs à 18h35.

C'était un projet familial et tout le monde y apporte sa petite part; même lLngwen en lisant les abécédaires avec Isa.

Enfin Isa lit, et lui dit avec le bon accent.

 

Je suis heureuse de la facilité avec laquelle Isa s'est adaptée à la vie de la maison; je sens ses moments de fragilité affective, je la prends dans les bras, Hélia vient la câliner avec moi et cela finit toujours par des rires qui désamorcent le coup de blues.les filles aux barbies

 

Mais il reste 24 semaines avant le retour chez les Götz... j'espère que nous y arriverons.

En tout cas, les filles se sont adoptées, apprivoisées et s'adorent.

                                       Mamève.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:40

 

Premier jour de rentrée pour Isa, départ main dans la main avec Hélia: bonheur aux lèvres des deux fillettes.

Arrivées à l'école, une toute autre histoire, dès qu'Isa a vu le monde et la ribambelle d'enfants; ses yeux se sont plissés d'étonnement .

 Isa a pris peur face au monde, bien plus grand que son chez elle campagnard.

 

Heureusement qu'Hélia était là pour lui prendre la main et la rassurer; j'ai câliné et essuyé des yeux remplis de larmes et j'ai laissé les filletttes sur le numéro 1: la classe de m. Courtin leur maître.

 

Je récupère tout à l'heure pour le repas du midi, et on verra.

 

J'ai installé des petites cartes en bristol sous chaque élément de la table pour les dénominer.

 

Voilà, suite demain.

mamève

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 10:33

Il reste quelques heures 

avant le grand échange linguistique d'Hélia s'étalant sur un an.

Dans deux heures, Isa sera là jusqu'au 4 mars;

pause d'une semaine

et

 Hélia partira en Allemagne du 10 mars 2013 au 1er septembre 2013...

 

Voilà, nous y sommes;

des mois de conception du dossier, des attentes, des coups de téléphone,

des entretiens, des lettres et des photos...

 

Puis une petite fille prénommée Isa

Une Hélia enthousiasmée par sa correspondante

qui va vivre avec elle

pendant un an, deux "soeurs" en quelque sorte; et là c'est parti!

 

Nous y sommes et nous débutons cette expérience enrichissante pour tout le monde.

 

La découverte du monde, des autres, des traditions, des menus et d'une vie différente de la nôtre.

 

Allons-y!

                      à demain.

                                                            mamève.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 05:10

Possédée par le démon du symbole : vive Jacques!

Salomé, là, bien que Higelin ou minou c'est fantastique aussi.

Je fabrique, je cherche, je trouve!

 Les enfants sont morts de rire, mais mine de rien ... 

 ça marche.

 

"il va prendre cher le coussin!" dixit Charles

 

Conception du coussin de violence, ou de colère.

Chacun d'entre nous a ses émotions et

 a parfaitement le droit d'être en colère;

 au moins il extériorise.

Conseil familial ce midi:

voilà "ce coussin rouge représente la violence de ma colère,

 je suis en colère :

je prends le coussin, je crie dessus, je le tape!

 Puis j'exprime.

Voilà,

je suis en colère parce que tu fais du bruit

et que tu m'empêche de me reposer;

 je suis en colère

mais comme je n'ai pas le droit de porter un jugement intempestif,

 de verbaliser une injonction ou pire d'être de mauvaise foi;

j'expose ma colère en explosant le coussin".

 

c'est clair, il va prendre cher ce coussin de violence. 

 

Chacun dans cette maison a le droit d'être en colère après un autre,

mais il ne tape pas;

nous aurons ce coussin de colère pour se vider:

 est-ce bien compris?

oui! 

 

Basculement de tête, haussement d'épaule: oui, oui!

 

Premier résultat: Hélia a frappé le coussin de rage parce que son frère l'empêchait de voir ce qu'elle voulait.

Surprenant, Longwen resté stoïque devant cet énervement puis ce relâchement verbal.

Tout le monde a été calmé et a vaqué à ces occupations.

 

Première victoire.

 

Conception d'une boîte à violence verbale pour contrecarrer les propos parfois trop spontanés de maman qui font mal.

    Règle: lorsque je suis méchante ou injuste dans mes propos;

 les enfants vont chercher un caillou

(jardin, cour, poche peu importe...

 c'est fou ce qu'on peut trouver dans les poches des enfants avant la lessive)

 et vont poser leur caillou dans la boîte

"Tiens maman, je te rends ta violence; ce que tu as dit n'est pas bon pour moi;

 je te rends cette violence".

 

Victoire ?

Je ne sais pas encore, j'en reparlerai mais ils vont encore me regarder de travers quand je vais expliquer le concept sous forme de symbole.

 

à voir

Mamève.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 23:08

23h! troisième contraction.

Il y a seize ans, après un repas fait avec attention pour les amis du père de mon fils, j'avais une contraction; 20 minutes après une deuxième. 

A 00h30, je prenais une douche pour me préparer et vérification faite parce qu'une toutes les 20 minutes: bof!

AHHHHHHHHHHH!!!

1h: Vent de panique, j'ai senti la tête très basse, super basse!

mais, j'étais déjà à dix jours de retard.

Je devais revenir le lendemain matin à la maternité pour déclencher l'accouchement de cette jeune fille prévue à plus de quatre kilos.

1h45 Thierry partit avec Stéphane conduire Edouard chez Xavier et Géraldine.

Et moi avec Delphine, je me conduisis à la mat: j'étais passée à une toutes les dix minutes.

 

1h55 : Sage-femme "oui, une toutes les dix minutes, asseyez-vous ce n'est pas pour tout de suite, nous sommes occupés , on arrive"

 

2h15 : Thierry eut le temps de revenir de Marcelcave, je souffrais le martyr.

"Fais quelque chose!"

Lorsque le gynécologue se pointa avec Thierry, 2h30:

il me regarda, appela

on y va!

 

J'ai même pas eu le temps de changer mon beau tee-shirt, j'ai planté mes ongles dans ma paume "ah non, madame la péridurale pas le temps. Vous êtes prête? On peut pousser quand vous voulez."

J'ai pleuré de rage  "je veux ma péridurale!"

 

"Trop tard"

 

et puis Cassandre ne se pointa pas, ce fût un Richard amaigri et un liquide coloré.... PFFFTT!!!

Pas cool, il ne voulut pas du sein, même pas faim: juste de grands yeux bleus ouverts à me regarder de travers.

 

Surprise un deuxième gars.

 

Et encore plus surprise quand je les ai regardés s'y prendre à trois fois pour le mesurer et lorsque le gynécologue a voulu le faire lui-même.

56 cm pour 3.340kg! Du grand.

 

On ne voyait même pas ses jambes dans son pyjama, elles étaient toutes recrovillées sur elles-mêmes.

 

Richard naissait la nuit à 2h45, on ne se demande pas pourquoi il émerge à 19h pour bifurquer mode vie la nuit ;-).

 

mamève

Maman, bon anniversaire Richard, c'était le mercredi 5 juin 1996, il faisait 26 degrés à 3h30 du matin et je te regardais très fière d'avoir un autre garçon et très étonnée de ta morphologie: très grand, tout maigre.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 09:18
         
         
Je ne veux plus être une ombre, voilà dix ans que je me dissimule derrière des mots, comme pour laisser s'épancher mes maux.
    
Je veux pouvoir chanter plein poumon comme Isabelle (je vous rassure tout de suite, cher lecteur, il ne s'agit pas de la belle-mère des garçons) dans sa voiture que j'admire dans cette volonté d'être ce qu'elle est, même si les notes ne sont pas toujours justes. Elle a raison, on s'en fout; le tout est de se faire du bien.
 
Pourquoi suis-je si exigeante avec moi-même?
 
Lorsque je vois Hélia recommencer son exercice après l'avoir chiffonné, par trois fois, jusqu'à la perfection... je désapprouve mais que suis-je censée faire?
Etre trop exigeant avec soi-même empêche sa propre progression dans l'amour de soi.
 
Quand je doute, quand je tombe, quand je cède aux méandres de la pensée négativiste de la mélancolie, qui suis-je alors? 
 
Sourire à la vie est un acte qui peut devenir naturel, il suffit de vivre dans un monde gai, sans faux-semblants, sans peur et sans reproches.
 
Lorsque le doute m'assaille, je dois me recentrer sur moi-même, cultiver la joie de vivre qui n'est pas un plaisir ou une bonne surprise; la joie de vivre est une émotion primaire.
Celle-ci nous incombe du corps à l'esprit, c'est à nous parent de la donner à nos enfants. Elle n'est pas à la portée de tout le monde, elle s'apprend, se travaille.
 
La joie de vivre apporte plaisir, gaieté, lucidité aussi car elle permet d'affronter les hauts et les bas d'une vie.
 
Pour avoir en moi, cette réelle joie de vivre; il faut parfois que je lâche prise "à la maîtrise de moi", combien de fois aujourd'hui rions-nous aux éclats?
  les gars sont de là
J'ai envie de rire, qui n'est pas se moquer comme le registre médiatique nous le fait ressentir.
J'aime faire le dégénéré, ou  encore écouter les rocamboslesques frasques de mon fils et de ses 26 personnes en lui, il est schizophrène...
Il adore ce jeu, se parler, se répondre, se remettre en question finalement tout en riant avec bonhommie: j'adore! edouard et maxime
 Ecouter les blagues vaseuses de Richard qui me font vraiment rire, quand je pense à mémé et sa susceptibilité déplacée, je me dis qu'elle n'a pas été élevée dans la joie de vivre. En a-t-elle jamais eu elle-même d'ailleurs ?
Regarder l'air renfrogné de mon paradoxe, entendre leurs rires à tous. Jouer au poker, regarder un film débile avec des pop-corns: j'aime!
  D'Edouard à Richard , via Maxime et Charles: Longwen a de purs sujets de réflexion dans son apprentissage du devenir: geek!
Autour d'une chicha refaire le monde, que nous ayons 46 ans ou 16, nous sommes tous des anges. richard et charles
Un week-end avec toute la maison emplit de rires est un temps de bonheur intense dont il faut savourer chaque seconde.
 
Une fille te passant les bras autour du cou en te disant "je t'aime" avec un petit garçon qui suit en disant "ah!!!! Tu m'as volé mon câlin et mon je t'aime", sont de purs moment de joie de vivre parce qu'elle est essentielle et qu'elle est dans cette maison son joyau inviolable, imprenable.
Il n'appartient qu'à chacun de nous, ce joyau nommé bonheur et instauré par notre joie de vivre que nous avons tous su, ici, se construire.
WHAOU!!!! Communication oblige.
 
Mamève.
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:19
2012
Deux mille douze
Déjà, ou seulement.
Où sont tous nos cous prêts aux coups coûte que coûte pour toujours aller vers le doux jour de notre amour de tous?
Nous avons avançé dans le temps et l'espace, nous avons rejoint ce temps qui nous paraîssait si lointain, nous avons cessé d'être désemparés face à la décadence de l'ère du temps.
 
Nous avons vieilli, et les jeunes louveteaux ont pris la relève avec toujours les mêmes références, Deep purple, Rolling Stones, Pink Floyd ainsi que Zazie, Brel, Mika, PZK ... De vieilles références. mais aussi des nouvelles.
 
Je suis toujours perplexe que nous soyons, tous, chaque être humain, en recherche de la même trame de vie: "l'amour".
 
Nos différences homme-femme, si réelles, si présentes -malgré tout- toujours en recherche de notre âme-soeur, notre alter-ego; nous courrons toujours après ce même prodige.
Le roi et sa reine, sans en être son ombre; le président et la première dame de France, sans son étiquette... je dirais que ce n'est pas possible ça.
 
L'ère de l'égalité est-il vraiment présent?
Je ne pense pas comme mon époux, pas toujours (Sur les grandes lignes, évidemment sinon nous passerions notre temps dans la SAPPE). Je n'ai pas besoin d'un gourou pour survivre. Je n'ai pas besoin qu'il me comprenne mais juste qu'il m'aime.
 
Pourquoi un homme est-il regardé comme la septième monstruosité du monde s'il veut prendre lui son congé parental d'éducation pour les trois premières années de la vie de son enfant?
Pourquoi certaines femmes ne perçoivent-elles pas le même salaire pour le même poste que leur alter-ego masculin?
Pourquoi est-ce qu'une femme qui ne veut pas d'enfant est regardée et jugée comme anormale alors qu'un homme, c'est convenable?
Biensûr des évolutions, mais parfois n'est-ce pas non plus du recul?
 
Je ne perçois toujours pas l'Amour du genre humain chez toutes ces personnes que je croise avec lesquelles j'échange un court instant.
Je ressens toujours les "non-dits", est-ce de la paranoïa?
 
Lorsque j'écoute, lorsque j'entends les paroles des enfants, je comprends que j'ai malheureusement raison.
 
Il est toujours plus simple et si humain de parler sur les autres, sur l'autre plutôt que s'adresser à celui-ci fort de ces différences et de sa contradiction.
 Qu'importe? échangeons!
 
Je ne cesse de me poser des problématiques, de me remettre en question, je pense, je réfléchis donc je suis.
la négation de la négation n'est pas une dialectique nihiliste et destructrice; elle est tournée vers la positivité du sens, vers la plénitude de l'esprit et vers l'enrichissement continuel de la pensée.
 
Je cherche, je recherche, je me cherche, je ne sais qu'une chose "aimons-nous" et que je ne sais rien.
 
Ce va-et-vient permanent n'est pas une simple oscillation de ce monde mobile mais un approfondissement de la pensée.
Le doute et la pensée sont ces forces pour que le monde soit meilleur.
 
Communiquons,.... vraiment!
 
Le bouddhisme est né en Inde, 6 siècles avant notre ère, il s'agissait d'une tentative pour atteindre le "nirvana" salut personnel en renonçant à tout désir et en s'élevant au-dessus de la souffrance, puis en aidant les autres hommes à en faire autant.
                                                                              "C'était pas gagné."
Dans la mesure où le bouddhisme niait l'existence de l'âme et même celle des dieux, il était donc une philosophie, jointe à un art de vivre plutôt qu'une religion.
                                    Ce côté me plaisait assez.
Son immense succès a peu à peu divinisé le Bouddha lui-même. Il y eut une multitude d'enseignement, puis de divisions.
En chine; le bouddhisme prit la forme Ch'an qui, passant au Japon s'épanouit dans le Zen.
Je ne peux pas vous résumer le Zen  mais pour autant que je l'ai compris, il s'agit d'une philosophie résolument anti-doctrinale: bien loin de transmettre un enseignement positif à leurs disciples, les maîtres Zen se refusent à parler, prêchant les vertus du silence et de la supériorité de l'action; ou alors, s'ils ouvrent la bouche, c'est pour proférer des paroles brutales ou ironiques, qui ont le singulier pouvoir de décontenancer le disciple, et de l'amener à trouver par lui-même le chemin conduisant à la vérité suprême, c'est-à-dire à l'Absolu.
 
Je suis en perpendiculaire de cet esprit mais je l'y rejoins pourtant en un point essentiel.
Mais je suis une communicante, alors me taire... ouhlalala!!! Bien que l'ironie soit souvent mon mode de communication qui est anti-ESPERE.
 
Et surtout dans toutes les idées religieuses ou pas que l'on veut tenir aux petits me rebutent, c'est de l'endoctrinement que de parler de Dieu ou de Staline, ou autre aux enfants comme s'ils étaient là bienfaiteurs. Qu'est-ce qu'on en sait?
Que nous parents puissions croire en une religion, je trouve cela tout à fait normal mais de par cette croyance faire en sorte que son enfant y croît.
 
Je ne conçois pas, je veux des enfants qui pensent par eux-même.
 
Je ne veux pas des enfants moutons de Panurge pensant comme papa ou maman.
Mes enfants sont en envol de leur propre recherche, je ne suis ni leur guide, ni leur messie; juste une écoute attentive à leurs besoins auxquels je réponds et entends leurs envies qui sont les leurs, qu'ils prennent la responsabilité d'assouvir leur désir.
Moi, j'écoute, je peux commenter en donnant mon avis mais libre à eux d'être ce qu'ils veulent être.
 
Mamève.
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